Le canton de Domont, Bouffémont, Attainville, Moisselles, dans le département du Val d’Oise (région Île-de-France) l’un des 96 départements du territoire métropolitain de la République Française.
La création du département du Val d’Oise a été décidée par la loi du 10 juillet 1964. Ses limites sont fixées. Il comprendra la partie nord de l’ancien département de Seine-et-Oise : la totalité de l’arrondissement de Montmorency, où se trouvaient les communes du canton de Domont, la presque totalité de l’arrondissement de Pontoise et une petite partie de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie. Le décret du 25 février 1965 installe le chef-lieu du département dans la commune de Pontoise. Le 2 juin 1966, un autre décret délimite les arrondissements, créant notamment l’arrondissement d’Argenteuil et modifiant celui de Pontoise.
En 1967, toujours par décret, le gouvernement découpe 27 cantons qui serviront à l’élection des conseillers généraux. Le décret du 19 septembre 1967 fixe au 1er janvier 1968 l’entrée en vigueur complète de la loi du 10 juillet 1964, donc la création effective du nouveau département et l’entrée en fonction du Conseil général élu en 1967. En 1969, le chef-lieu de notre département est déplacé de Pontoise à Cergy. En 1976 et 1985, les cantons sont redécoupés pour tenir compte de l’accroissement de la population. Il y en a aujourd’hui 39. Le 3 mars 2000, un décret transfère le chef-lieu de l’arrondissement de Montmorency à Sarcelles. L’administration reste à Montmorency pendant quatre ans et déménage, en 2004, dans la nouvelle sous préfecture.
Notre département fait partie de la région Île-de-France. Il est bordé, au nord, par l’Oise, à l’Est, par la Seine-et-Marne, au Sud, par la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine et les Yvelines (tous les quatre créés en même temps que le Val d’Oise) et à l’Ouest par l’Eure. Le Val d’Oise a une superficie de 1246 km2. Lors du dernier recensement général de la population, en 1999, nous étions 1 105 464 à habiter dans l’une des 185 communes. Selon les estimations effectuées par l’INSEE, le Val d’Oise comptait 1.122.000 habitants au 1er janvier 2003.
Le conseil général est présidé, depuis 1997 par François Scellier, élu député UMP en 2002. Sa majorité compte 22 conseillers généraux, dont l’élu sortant de notre canton. 17 conseillers généraux sont de gauche : 16 au groupe socialiste et apparentés et 1 communiste.
A l’époque Antique, quatre établissements galloromains sont présents sur son territoire, dont deux établissements agricoles. Le nom d’Attenvilla est mentionné au XIIe siècle, alors paroisse appartenant à la puissante abbaye de Saint-Denis. La seigneurie passe sous la suzeraineté des Montmorency de 1292 à la Révolution. L’église Saint-Martin date pour le choeur de 1574, le clocher fut achevé au XVIIe siècle et la nef fut reconstruite sous la Restauration. En 1980, une ZAC dite des « Demoiselles » entraîne l’arrivée de nouveaux habitants et une évolution péri-urbaine de la commune, néanmoins trois fermes y maintiennent une vocation agricole.
Le village appartient au prieuré de Bois Saint-Pierre, dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Paris. Aux XVIIIe siècle et XIXe siècles, les habitants vivent essentiellement du ramassage des châtaignes et du travail du bois. Le village a connu un accroissement important de sa population après 1968, un organisme HLM ayant construit un nouveau quartier entre le vieux village et la gare. | Bouffémont est desservie par la gare de Bouffémont - Moisselles, sur le réseau Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches. Il faut de 23 à 28 mn de trajet à partir de la gare du Nord.
Domont est un village de bûcherons et de paysans depuis le Haut Moyen Âge. Il est attesté en 1105 dans un acte où Rudolphe le Bel donne l’abbaye bénédictine sise à Domont à Saint-Martin-des-Champs à Paris. Il n’en reste plus de nos jours que la chapelle monastique devenue paroisse sous le patronage de sainte Madeleine. Durant les siècles qui suivent, le village est la seigneurie de différentes familles : les Montmorency, puis les Villiers, les Billy et les Champluisant. L’ouverture du chemin de fer et l’inauguration de la gare en 1877 projette le village dans la modernité. De nombreux vergers sont créés, donnant bientôt à la commune le surnom de « Domont-les-poires », des briqueteries sont édifiées sur le plateau limoneux à proximité de la gare. Le développement du village et la proximité de la capitale grâce au train amènent les débuts d’une urbanisation pavillonnaire entre le bourg et la gare dès les années 1920. Dans les années 1960 et 1970, ce sont de petits collectifs et HLM qui sont édifiés, la population double entre 1958 et 1977 et dépasse alors les 10 000 habitants. L’urbanisation s’est poursuivie durant les années 1980 et 1990 par la construction de « nouveaux villages », petits collectifs et lotissements pavillonnaires contemporains, comblant finalement la plupart des espaces libres. | Domont est desservie par la gare de Domont, sur le réseau Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches. Il faut de 20 à 25 mn de trajet à partir de la gare du Nord.
La plus ancienne mention écrite date de 832 dans une charte de l’abbaye de Saint-Denis, « Muscilla », devenu plus tard Moiscelles. Le village vit essentiellement depuis ses origines de la culture céréalière. Sa superficie est très réduite, et aucun seigneur n’y résida jamais. L’église Saint-Maclou date de 1574. Le choeur Renaissance fut bâti par Nicolas de Saint-Michel. Elle abrite une dalle funéraire d’une dame d’Attainville, un lutrin en bois sculpté du XVIIe siècle et une Vierge en pierre du XVIIIe siècle. Édifiée sur un terrain argileux instable, l’église donne de sérieux signes d’affaissement. Son clocher penche depuis 1842. Au XVIIIe siècle, la construction de la route royale, devenue route nationale 1, suscite l’implantation d’un relais de poste, qui compta jusqu’à 110 chevaux. Le village, outre l’agriculture, vit de la route avec ses cafés et ses hôtels, jusqu’à l’ouverture de la voie ferrée et l’inauguration de la gare (Bouffémont-Moisselle) en 1877. L’écrivain Hector Malot (1830-1907), auteur de “Sans famille”, a résidé une partie de sa vie à Moisselles, rue du Moulin. La propriété de la famille Sainte-Beuve est cédée pour créer une colonie pénitentiaire, qui devient un hôpital psychiatrique en 1901. Transformé en hôpital militaire durant la guerre 1914-1918, il redevient de nouveau hôpital psychiatrique. Il porte désormais le nom de Centre Hospitalier Roger PREVOT, en mémoire de l’un de ses administrateur, maire de Villeneuve la Garenne, depuis 2000. En 1933 est fondé par l’aéro-club des Ailerons d’Enghien-Moisselles (fondé en 1931) l’aérodrome d’Enghien-Moisselles sur le terrain d’un agriculteur, ancien pilote de la Première Guerre mondiale. Le bourg est contourné par l’ouest depuis 1959 par une déviation de la route nationale 1. Dans les années 1970, deux lotissements sont construits puis de petits immeubles qui provoquent une augmentation de la population. L’hôpital, la zone industrielle édifiée le long de la route nationale, et un grand centre comercial vers Domont constituent l’essentiel de l’activité économique de la commune.